R 14
C'est une miniature NOREV.
Cette voiture ne s'est jamais vraiment imposée parmi les voitures de la classe moyenne, excepté en France et en Espagne, bien que ses qualités aient été généralement reconnues. Sa ligne démarquée de la production contemporaine et les problèmes - de démarrage par temps humide et de corrosion principalement - rencontrés par de nombreux acheteurs ont été avancés pour expliquer ce demi-échec. La production a été arrêtée en 1983, après un peu plus d'un million d'exemplaires, 1 081 321 exemplaires précisément, ce qui représente tout de même un bon chiffre pour l'époque, mais en deçà des espérances de la Régie Renault, qui espérait en vendre 2 500 000 exemplaires
La ligne générale toute en rondeurs dégageait une impression de mollesse et de lourdeur, à l'instar des premières Citroën Visa. Desservie par son manque de puissance, 57 chevaux alors que la concurrence en offre 70 en moyenne pour le même gabarit, son équipement minimaliste et une qualité de fabrication moyenne auront tôt fait de lui épingler une image peu engageante. Une campagne de publicité maladroite avait appuyée sur la forme arrière en poire de ce véhicule, achevant de le discréditer. Mais cette publicité a eu un impact réel sur les ventes très relatif. En effet, dès le premier Millésime, la Renault 14 ne se vendait pas convenablement, la faute notamment aux Agents et Concessionnaires Renault, refusant de vendre la nouvelle venue, à cause de sa parentalité moteur avec Peugeot, et préférant ainsi vendre des Renault 12 et 16 en fin de carrière. L'arrivée de la version TS en 1978, richement équipée et dont la puissance du moteur est portée à 70 chevaux, permettra de corriger légèrement le tir, et les ventes seront, pour le Millésime 80, les plus importantes de toute sa carrière. Ensuite, les ventes ne cesseront de décliner à partir de 1981, avec notamment l'arrivée de la Renault 9, la Régie abandonnera définitivement la Renault 14 en 1983, remplacée par la Renault 11.
Promotion (la « poire »)
En 1977, dans l'espoir de relancer les ventes, une campagne de publicité créée par Publicis associe la forme de la Renault 14 à celle d'une poire. Cette publicité semble avoir eu un impact mitigé pour la Renault 14, bien que les ventes ne s'en soient jamais retrouvées « totalement anéanties » comme on peut souvent le lire dans la presse amateur d'aujourd'hui. Les chiffres de vente indiquent une relative stabilité, c'est surtout le manque de profondeur de gamme qui nuira réellement à la Renault 14, en dépit de certaines qualités mécaniques (accessibilité aux différents organes, rapport poids/puissance supérieur à celui des Renault 12 TS et Renault 16 TL). Cette publicité marquera cependant les esprits et le sobriquet de « Poire » collera à la Renault 14 sans jamais s'en détacher... et par extension à ses acheteurs. En 2020, cet exemple de publicité ratée est toujours cité régulièrement dans les écoles de marketing et de commerce. Néanmoins, l'amélioration des ventes de 1980 peut être également due à une nouvelle campagne de pub mettant en valeur la version TS avec pour fond musical le morceau Equinoxe 5 de Jean-Michel Jarre sorti un an plus tôt.
Parfois les publicitaires ont des idées très bizarres !
Cette voiture a été révolutionnaire par plusieurs aspects.
La conception avec les roues le plus à l'extrémité de la voiture, permettait de gagner de l'espace à l'intérieur sans être gêné dans l'habitacle.
Et pour la première fois, les vitres latérales offraient une ouverture plus basse que le capot avant. Cela change tout pour le confort à bord.