Floride
VEREM
Cette miniature a de nombreux défauts, mais je n'ai pas d'autre Floride dans ma collection !
En attendant que je trouve une belle réplique, celle-là a une valeur sentimentale car elle appartient à un monde qui n'existe plus. En effet, le fabricant, VEREM a disparu.
À la fin des années 1950, époque du rêve américain, où la Volkswagen Coccinelle (localement nommée Beetle) rencontre déjà aussi un important succès aux États-Unis, Renault souhaite développer, sous la marque Renault USA, sa présence sur ce marché.
Des milliers de Renault Dauphine traversent alors l'Atlantique, mais du fait d'importante concurrence et faute d'organisation de son exportation sur un marché très particulier et exigeant avec une politique commerciale adaptée, les ventes Renault USA ne décollent pas, et les voitures stagnent sur les parkings des concessions
.
Intérieur de Caravelle.
Lors d'une convention en Floride, les concessionnaires réclament un roadster coupé-cabriolet pour séduire une clientèle jeune, et pour rivaliser avec le succès des Volkswagen Karmann Ghia, et autres roadsters anglais MG A, Austin-Healey 100-6, Triumph TR3 et américains Ford Thunderbird et Chevrolet Corvette C1[3]… de l'époque. Pierre Dreyfus, alors PDG de la Régie, commande en 1957 un projet de « Dauphine GT » au designer italien Ghia (pour succéder aux Renault Frégate coupé-cabriolet de 1951, entre autres concurrentes des Alpine A108, Peugeot 203 et Peugeot 403 cabriolets, et Simca Sport...). Pietro Frua (designer Ghia) présente alors un premier prototype de « Dauphine GT Frua » au salon de Genève en 1958, au design très inspiré des Ford Thunderbird I américaines de 1955.
La Régie reprend alors le projet avec son propre bureau de style et dévoile avec succès la Floride (Caravelle sur le marché américain) au salon de Paris de septembre 1958, puis un an plus tard au salon de l'automobile de New York en 1959 (sous le nom de Caravelle, inspiré des avions français Caravelle de l'ère du jet de l'époque). Ce roadster coupé 2+2 — avec toit rigide (hardtop) en option — reprend le châssis-moteur des Renault Dauphine Gordini (et Alpine A108) avec un dessin de sportive inspiré des roadsters américains, anglais, et italiens, aux lignes fluides et élégantes, et à la finition soignée. Sous-traitée, la construction est confiée à Chausson pour la caisse et Brissonneau et Lotz pour finaliser l'assemblage de la voiture. Le modèle est bien accueilli sur le marché français, y étant notamment moins cher que les modèles concurrents Simca Océane et Plein-Ciel. Deux exemplaires sont offerts à titre de promotion médiatique internationale, l'un à Brigitte Bardot et l'autre à Grace Kelly, stars mondiales glamour emblématiques de l'époque.
Mais à l'image de l'échec américain de la Dauphine, l'aventure tourne court en Amérique du Nord, et les Caravelles invendues sont toutes rapatriées en France, où Renault écoule avec succès la totalité de cette production américaine de 117 000 exemplaires en dix ans.
Lors d'une convention en Floride, les concessionnaires réclament un roadster coupé-cabriolet pour séduire une clientèle jeune, et pour rivaliser avec le succès des Volkswagen Karmann Ghia, et autres roadsters anglais MG A, Austin-Healey 100-6, Triumph TR3 et américains Ford Thunderbird et Chevrolet Corvette C1[3]… de l'époque. Pierre Dreyfus, alors PDG de la Régie, commande en 1957 un projet de « Dauphine GT » au designer italien Ghia (pour succéder aux Renault Frégate coupé-cabriolet de 1951, entre autres concurrentes des Alpine A108, Peugeot 203 et Peugeot 403 cabriolets, et Simca Sport...). Pietro Frua (designer Ghia) présente alors un premier prototype de « Dauphine GT Frua » au salon de Genève en 1958, au design très inspiré des Ford Thunderbird I américaines de 1955.
La Régie reprend alors le projet avec son propre bureau de style et dévoile avec succès la Floride (Caravelle sur le marché américain) au salon de Paris de septembre 1958, puis un an plus tard au salon de l'automobile de New York en 1959 (sous le nom de Caravelle, inspiré des avions français Caravelle de l'ère du jet de l'époque). Ce roadster coupé 2+2 — avec toit rigide (hardtop) en option — reprend le châssis-moteur des Renault Dauphine Gordini (et Alpine A108) avec un dessin de sportive inspiré des roadsters américains, anglais, et italiens, aux lignes fluides et élégantes, et à la finition soignée. Sous-traitée, la construction est confiée à Chausson pour la caisse et Brissonneau et Lotz pour finaliser l'assemblage de la voiture. Le modèle est bien accueilli sur le marché français, y étant notamment moins cher que les modèles concurrents Simca Océane et Plein-Ciel. Deux exemplaires sont offerts à titre de promotion médiatique internationale, l'un à Brigitte Bardot et l'autre à Grace Kelly, stars mondiales glamour emblématiques de l'époque.
Mais à l'image de l'échec américain de la Dauphine, l'aventure tourne court en Amérique du Nord, et les Caravelles invendues sont toutes rapatriées en France, où Renault écoule avec succès la totalité de cette production américaine de 117 000 exemplaires en dix ans.